Les oubliés : les prisonniers de guerre

l'évasion de Louis Croyet, stalag IVa - 1941

Récit détaillé et circonstancié de l’évasion du Garde Croyet Louis, du 1er escadron de la 8e Légion de Garde Républicain, alors maréchal-des-logis au 170e Régiment d’Artillerie de Position

Séparé du sol de France depuis de longs mois, las d’être captif dans ce terrible stalag IVa situé à Hemer (Westphalie département d’Iserlhon), où nous souffrions tant, je mûrissais l’idée de m’évader.
M’intéressant particulièrement à un jeune camarade de régiment (Léon Grosperrin), qui perdrait tout espoir de revoir sa terre natale, je résolus de l’associer à mon évasion.
Un fait devait déterminer encore plus fort mon désir.
Comme je m’efforçais de secourir mon camarade, un soir, voulant lui remettre quelques provisions, je fus surpris par un gardien et puni d’une peine de trente jours de compagnie disciplinaire. Ma punition terminée, j’ai cherché immédiatement à rencontrer Grosperrin pour lui soumettre mon idée d’évasion et l’inviter à se joindre à moi. Il fut décidé entre nous de mettre à exécution un plan d’évasion.
L’opération était hasardeuse, car nous n’avions aucune occasion de sortir du camp, n’appartenant pas à un kommando. Le stalag était gardé avec la plus vigoureuse discipline. Deux rangées de barbelés ceinturaient le camp. Après avoir cherché l’endroit le plus facile à franchir et après avoir étudié pendant la nuit le rythme du va-et-vient des rondes effectuées par les sentinelles, notre plan fut définitivement arrêté.
Le 13 mai 1941, vers minuit, profitant de la relève des sentinelles, opération qui occasionnait toujours un certain bruit, nous avons décidé de nous enfuir. Nous avons réussi, mon camarade et moi, à escalader la double rangée de barbelés sans attirer l’attention des gardiens ni faire déclencher le feu des projecteurs. Nous nous éloignons rapidement et silencieusement en direction d’un petit bosquet qui devait nous mettre à l’abri de toute rencontre dangereuse.
Là, nous échangeons nos effets de prisonniers contre une sorte de vêtement civil (pantalon et blouson) taillés dans une couverture et que nous avions emportés avec nous. Reprenant notre marche nocturne, nous parvenons à la gare d’Iserlhon. Munis de billets de chemin de fer nous avons pris le train se dirigeant vers Hagen et de là vers Cologne.
Afin de ne pas éveiller trop fortement les soupçons que pouvait faire naître notre sordide accoutrement, nous avons effectué le voyage vers l’Ouest en chemin de fer en fractionnant le trajet. Nous avons cependant commis une erreur qui faillit nous être fatale. Sur le parcours Cologne – Aix la Chapelle, nous oubliâmes de changer de train à Racren. Nous descendîmes à la station de Monschau afin de faire demi-tour lorsque nous fûmes interpellés par le chef de gare de cette station. Mon camarade parlant correctement l’allemand put expliquer à ce fonctionnaire que nous étions des travailleurs italiens cherchant du travail et nous avons pu exhiber de fausses cartes de travailleurs italiens confectionnées au camp.
Nous avons donc pu continuer notre voyage.
Le 14 mai, vers 23 heures, nous arrivâmes à Eupen (territoire annexé). Le 15 mai, à l’aube, nous réussissons à franchir la frontière germano-belge et atteignons bientôt la ville de Verviers et en fin de journée, nous étions à Bruxelles. A 20 heures, nous poursuivons notre voyage en chemin de fer, nous dirigeant cette foi vers la France.
Pour éviter le contrôle à la gare frontière de Quevy (Belgique), nous descendîmes à contre-voie et grimpé sur le toît d’un wagon. Mais, au passage à Fenny, première gare française, nous avons été aperçus. Avant l’arrêt complet du train nous sautons et nous nous dissimulons dans un wagon appartenant à un train de marchandises en stationnement.
Au départ du train qui nous avait amenés nous avons pu grimper rapidement sur les tampons pour reprendre notre voyage.
Au Aulnoy, nous avons pu nous installer dans un compartiment et nous sommes arrivés à Ternier le 16 mai vers 3 heures.
Ignorant l’existence d’ne certaine zone rouge nous avons été arrêtés par des soldats allemands et enfermés dans les locaux de la kommandantur. Quelques heures après, nous tentons de nous échapper une nouvelle fois. Fracturant la serrure, nous réussissons à tromper la surveillance des gardiens et à fuir rapidement.
Par nos propres moyens nous avons atteint Chauny vers 13 heures. De là, nous prîmes le train de Paris, où nous arrivions sans encombre cette fois, en fin d’après-midi. Nous sommes restés 8 jours à Paris afin de nous reposer et tenter de nous procurer des pièces d’identité.
La ligne de démarcation fut franchie dans la région de Tours le 25 mai 1941.

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Paragraphe 2

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